13. Qu’est ce qu’un investissement productif ?

       Les dépenses faites chaque année par les entreprises pour accroître, remplacer ou améliorer leur capital productif constituent leurs investissements : achat d’une machine supplémentaire, rénovation d’un atelier, remplacement d’une machine.

L’investissement productif permet :
     •  de mieux exploiter les ressources naturelles du pays,
     •  d’accroître, de moderniser et d’améliorer l’équipement des entreprises ;
     •  d’accroître la productivité du travail, en mettant à la disposition des travailleurs de meilleurs outils de production. 
 
14. Comment le financement des investissements est-il assuré ?
 
       Chaque agent économique (entreprises, ménages, administrations publiques) peut affecter les revenus dont il dispose à deux types d’emplois : la consommation courante et l’épargne.

L’épargne est la part du revenu qui n’est pas immédiatement consommée. Elle peut être utilisée par l’épargnant pour financer ses propres investissements ou pour effectuer des placements.

Lorsqu’un agent économique veut réaliser un investissement, il dispose, pour le financer, de l’épargne qu’il a pu accumuler. Si cette épargne n’est pas suffisante, il la complète en empruntant.

Au niveau de l’économie nationale, chaque année, l’ensemble de l’épargne constituée permet de financer l’ensemble des investissements réalisés, les placements des uns permettant de financer les investissements des autres.

Le niveau global de l’épargne conditionne ainsi celui des investissements.

Prenons deux exemples : celui des ménages et celui des entreprises.
     •  un ménage qui souhaite faire construire une maison financera cette construction par son épargne : c’est ce que l’on appelle « l’apport personnel »), et pour le reste par des emprunts contractés auprès d’établissements de crédit qu’il remboursera au cours des années suivantes ;
    •  Une entreprise qui veut réaliser des investissements productifs doit elle aussi dégager de l’épargne : c’est ce qu’on appelle son autofinancement. Pour assurer son autofinancement, une entreprise doit faire des bénéfices. Ces bénéfices lui permettent également de contracter des emprunts complémentaires pour le financement de l’investissement auprès des ménages ou des banques : les uns comme les autres seraient, en effet, réticents à prêter de l’argent à une entreprise qui ne ferait pas de bénéfices et risquerait de ne pas pouvoir rembourser un jour les fonds prêtés. Un niveau convenable de bénéfices est donc une condition indispensable au développement des investissements productifs et donc à l’accroissement de la richesse nationale. 
 
15. Quels sont les principaux instrument d’épargne des ménages ?

       L’épargne des ménages ne constitue pas toujours une source de financement des investissements : si, par exemple, un ménage garde son épargne sous forme de billets de banque sous un matelas, ou s’il l’utilise pour acheter des pièces d’or, il ne contribue pas directement au financement des investissements. En revanche, l’épargne des ménages peut être orientée vers des investissements par plusieurs canaux :

    •  Souscription directe par les ménages à des emprunts émis par l’État ou par les entreprises ;
    •  Souscription directe à des émissions « d’actions » par des entreprises ;
    •  Dépôts effectués dans des caisses d’épargne, banques ou CCP ou encore versements à des SICAV, caisses de retraite, assurance vie, etc, qui utilisent ces dépôts pour souscrire à des emprunts, consentir des prêts ou apporter des capitaux à l’Etat ou à des entreprises. 
 
16. Qu’est ce qu’un taux d’intérêt ?

       Lorsqu’un particulier prête de l’argent, par exemple en achetant une obligation ou en effectuant un dépôt dans une banque ou dans une caisse d’épargne, il veut que cette épargne lui rapporte un certain intérêt. Inversement, lorsqu’un particulier ou une entreprise emprunte de l’argent, il sait qu’il devra payer un intérêt sur la somme empruntée.

Le taux d’intérêt d’un placement ou d’un prêt dépend de divers éléments :

       - Sa durée : le taux est en général plus bas pour des prêts ou des placements à court terme que pour des prêts à long terme. Cette différence correspond au coût pour le prêteur de l’immobilisation de ses fonds pour une durée plus longue. C’est ainsi que le taux d’intérêt sur les dépôts « à vue » dans une caisse d’épargne (dépôts que l’emprunteur peut retirer à tout moment) est de 2,28% par an (novembre 2005), alors qu’il est de l’ordre de 3,63% pour des dépôts à plus de 12 mois.

      - Sa sécurité : celle-ci dépend de la qualité de l’emprunteur ; le taux d’intérêt est d’autant plus bas que la sécurité du prêt est plus grande. Ainsi, les emprunts de l’État présentent une sécurité absolue pour le souscripteur, aussi bien pour le paiement des intérêts que pour le remboursement du capital : ils sont émis à des taux d’intérêt en général inférieurs à ceux des entreprises privées.
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