La Monnaie
 
       Dans nos sociétés d’aujourd’hui, les échanges de biens et services se font par l’intermédiaire de la monnaie. En échange de ce qu’il vend ou produit, chaque individu reçoit de la monnaie. Elle lui sert à acheter d’autres biens et services ou à accumuler de l’épargne. La monnaie n’a de valeur que par ce qu’elle permet d’acquérir. 
 
3. Qu’appelle t-on masse monétaire ?

       On appelle « masse monétaire » d’un pays l’ensemble des moyens de paiement dont disposent les ménages, les entreprises, les administrations pour procéder à des achats de biens et services, qu’il s’agisse de monnaie métallique, de billets ou de comptes bancaires ou postaux. La masse monétaire ainsi définie représentait en 2001 environ 334 milliards de dirhams. 

On croit parfois que l’État est le seul à pouvoir créer la monnaie. Ce n’est pas exact. Certes, l’État est le seul à avoir le droit d’émettre des pièces et mettre des billets en circulation par l’intermédiaire de la Banque du Maroc (c’est ce qu’on appelle la « planche à billets »). Par contre, il n’est pas seul à pouvoir créer de la monnaie en compte bancaire. Lorsqu’une banque, par exemple, ouvre un crédit à une entreprise ou à un particulier, elle crée de la monnaie puisqu’elle permet au bénéficiaire de ce crédit d’acheter des biens et des services en tirant sur son compte bancaire. 
 
4. A quoi correspond la valeur d’une monnaie ? 
 
       Créer trop de monnaie, c’est réduire la valeur de cette monnaie. En effet, si on injecte dans l’économie une quantité de monnaie supplémentaire sans que le produit national (c'est-à-dire les biens et les services disponibles) s’accroisse, l’argent supplémentaire mis à la disposition de chacun va se traduire par une augmentation des prix. La valeur de la monnaie diminue. Pour qu’il n’y ait pas inflation, il faut que la création monétaire ne progresse pas plus vite que le produit national. C’est pourquoi tout gouvernement qui souhaite éviter l’inflation doit limiter l’augmentation de la masse monétaire. 

La valeur du dirham détermine aussi le prix à payer pour acheter les produits ou services étrangers. En effet, tout achat de produits ou services étrangers oblige le Maroc à régler en monnaies étrangères (ou devises). Par exemple, quand un foyer marocain achète une voiture allemande, il paye le concessionnaire de la marque en dirhams. Mais ce concessionnaire doit payer le constructeur allemand en euros. De même, pour approvisionner les stations services, les compagnies marocaines doivent régler en dollars leurs fournisseurs étrangers.
 
Le prix (en dirhams) auquel un marocain peut acheter une devise étrangère est appelé son taux de change. Ainsi, le taux de change de l’Euro oscillait en 2005 autour de 11,00, c'est-à-dire qu’il fallait 11 DH pour acheter 1 Euro. 

Un pays doit éviter la dépréciation de sa monnaie par rapport aux monnaies utilisées dans le commerce international. Sinon, ses achats à l’étranger lui coûteraient plus cher. 
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