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4. Quelles sont les recettes de l’État ? Pour payer des fonctionnaires, acheter des fournitures, réaliser des travaux, verser des prestations sociales ou des aides économiques, il faut des moyens financiers. Les ressources de la communauté nationale proviennent d’une contribution demandée à chaque citoyen. C’est pourquoi la fiscalité fait partie des nécessités de la vie en société, comme le Code civil ou le Code de la route. Les recettes budgétaires résultent principalement des impôts. Quatre grands impôts représentent plus de 90% des ressources fiscales de l’État : - La taxe sur la valeur ajoutée : la TVA est incorporée dans le prix payé par les particuliers pour leurs achats de biens et de services. Le taux normal de la TVA est de 20%. Les produits de première nécessité, comme l’alimentation, sont taxés à un taux réduit de 7%. - L’impôt sur le revenu : cet impôt est établi à partir de la déclaration des revenus que chaque chef de famille souscrit chaque année. Son taux est progressif : plus les revenus d’un ménage sont élevés plus le taux d’imposition sera fort (taux pouvant atteindre 44%). - L’impôt sur les sociétés : il est égal à 35% des bénéfices nets des sociétés. - Les Taxes intérieures de consommation auxquelles sont soumises certaines marchandises importées ou produites. Les relations du Maroc avec les pays étrangers Aucune grande économie ne vit en vase clos. Chaque pays achète (c'est-à-dire importe), et vend (c'est-à-dire exporte) à l’étranger des biens et des services. On appelle « échanges extérieurs » les échanges de marchandises, de services et de capitaux entre le Maroc et les pays étrangers. 6. Pourquoi les échanges extérieurs sont-ils profitables ? Ces échanges sont indispensables et même avantageux pour deux raisons principales : - D’une part, le Maroc a absolument besoin de se procurer à l’extérieur des produits dont il ne dispose pas sur son propre sol (pétrole, café, etc) ; - D’autre part, il a intérêt à se spécialiser dans certains types de production pour lesquels il dispose d’avantages (par exemple, l’industrie d’extraction du phosphate, etc) Il pourra ainsi exporter une partie de cette production pour pouvoir acheter en contrepartie à des pays étrangers d’autres biens qu’il pourrait éventuellement produire lui-même, mais à un coût plus élevé. Les échanges extérieurs occupent dans l’économie marocaine une place importante et croissante : c’est ainsi que nos importations ont représenté en 2001, 124 milliards de dirhams. Nos exportations se sont élevées à 80 milliards. 7. Quelles sont nos principales dépenses et recettes extérieures ? Nos dépenses extérieures se rangent en plusieurs catégories, dont les principales sont : • Les importations de marchandises (matières premières, énergie, etc) • L’achat de services (par exemple les dépenses faites par les touristes marocains à l’étranger : Espagne, …) • La rémunération des investissements étrangers au Maroc et les intérêts payés par des entreprises marocaines sur des emprunts qu’elles ont contractés à l’étranger • Le transfert à l’étranger d’une partie des salaires des travailleurs immigrés au Maroc • Les dons et prêts publics et privés faits par le Maroc à des pays étrangers, etc. Nos recettes extérieures sont constituées par : • Le produit de nos exportations de marchandises • La vente de services à des étrangers (par exemple les dépenses des touristes étrangers au Maroc) • Le revenu de nos investissements et prêts à l’étranger, etc. | |||
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